Vote électronique. Machinerie anti-démocratique

jeudi 20 décembre 2018

Au nom de la « modernité », le patronat et des technocrates bien en cour voudraient généraliser le vote électronique dans les élections professionnelles. Il s’agit pourtant d’un ersatz de démocratie et les problèmes techniques s’accumulent. Partout où il est imposé, la participation électorale est en net recul ou dévisse carrément.

Le processus électoral est aseptisé, l’acte est dévalorisé. Le « cérémonial » collectif et démocratique est passé à la trappe, dévalorisé, banalisé, robotisé. Cette forme de vote individualise une démarche collective. Pourtant, le choix électoral s’inscrit dans un engagement républicain et citoyen qui est essentiel dans une démocratie. Cette dématérialisation déshumanise. Les électeurs et les élus sont tenus éloignés de l’acte électoral qui leur appartient.

La complexité technique, le coût financier, l’accessibilité aux réseaux sont des handicaps pour différentes catégories socioprofessionnelles, notamment pour les ouvriers et les employés. Cette situation crée une inégalité face au processus électoral. De plus, quand les salariés sont appelés à voter dans une salle sous le regard de la hiérarchie, voire dans le bureau du patron, on comprend aisément ce qui peut se passer. Par leurs luttes, les salariés se sont appropriés le vote physique dans l’entreprise, synonyme de participation pleine et entière et de reconnaissance de leurs


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Suite à la décision prise lors de son 8ème Congrès à Vénissieux en Janvier 2006, La FNAF-CGT a placé au cœur de sa démarche revendicative pour l’amélioration des conditions de travail et la défense de la santé au travail des salariés dans ses secteurs professionnels

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