Agriculture et exonérations. Le choix de l’égoïsme

vendredi 26 octobre 2018

Les pressions de la majorité parlementaire ont abouti à la restauration du dispositif des exonérations de cotisations sociales pour les travailleurs occasionnels-demandeurs d’emplois (TO-DE), dont la suppression avait été envisagée dans le cadre du projet de loi de financement de la Sécurité sociale. Ce dispositif fait partie des mesures d’exonérations exigées par le patronat agricole, visant un « allègement du coût du travail ». Mises en place depuis de nombreuses années, ces mesures n’ont pas fait la démonstration de leur efficacité économique et sociale, bien au contraire. En acceptant la poursuite de ces exonérations au nom de la « compétitivité », la commission des Affaires sociales et le gouvernement soutiennent de fait les agro managers et leur volonté d’imposer la domination d’une agriculture industrielle en totale contradiction avec les attentes des consommateurs et l’exigence d’amélioration des conditions de vie et de travail des salariés agricoles. Par contre, ces derniers n’y gagneront rien, bien au contraire.

Nous réaffirmons notre refus de toute exonération de cotisations sociales en agriculture qui participe de l’utilisation massive de main d’œuvre précaire et de travailleurs « détachés », de la détérioration des conditions de vie et de travail des salariés de la production agricole.

Ces exonérations de cotisations sociales réduisent les recettes de la protection sociale. Le budget de la


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Ernest Pignon Ernest

Suite à la décision prise lors de son 8ème Congrès à Vénissieux en Janvier 2006, La FNAF-CGT a placé au cœur de sa démarche revendicative pour l’amélioration des conditions de travail et la défense de la santé au travail des salariés dans ses secteurs professionnels

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