Compétitivité : sur un avis du Cese. Éclaircie salutaire

mercredi 31 janvier 2018

Lors de son assemblée plénière du 24 janvier 2018, le Conseil Économique, Social et Environnemental (CESE) a adopté à une large majorité l’avis « Quels leviers pour renforcer la compétitivité de l’agriculture et de l’alimentation français ? » présenté par la section de l’agriculture et de l’alimentation. L’opposition à ce texte, notamment du groupe des entreprises, c’est-à-dire le patronat, démontre que cet avis, loin d’exprimer un consensus mou, s’oppose à la pensée dominante d’un « coût du travail » qui serait trop élevé et met en avant une compétitivité s’appuyant sur les atouts de nos potentiels agricoles et industriels.

L’avis dénonce le travail dévalorisé, marchandisé, considéré comme « un coût » et le situe enfin pour ce qu’il est, créateur de richesses. Quelle innovation ! Dénoncer sa précarisation généralisée dans nos professions par la multiplication de contrats atypiques, appelle à la construction de prolongements concrets. Toutefois, le texte souligne, de par l’intensification de la production, les conséquences sociales, environnementales et sanitaires catastrophiques que l’on connaît. Constatant des conditions de travail et d’emplois désastreuses, il appelle, « à un renforcement des dispositifs légaux nationaux, des conventions collectives au plus près des salariés ainsi que des effectifs et des moyens financiers alloués pour effectuer les contrôles ».

D’autre part, les enjeux de souveraineté alimentaire et la réponse aux besoins alimentaires en quantité et en qualité à des « prix socialement acceptables » y sont affirmés à plusieurs reprises. Ainsi, l’alimentation, secteur vital pour les populations, ne peut-elle être enfermée dans le carcan de la « compétitivité » vue de l’unique fenêtre patronale, celle de la rentabilité financière. Cet avis le démontre et c’est bien ce qui dérange le patronat. Certains affirment haut et fort que l’alimentation est un bien public et privatisent à tour de bras. Oui, l’alimentation est un bien public parce que l’accès à une alimentation saine et diverse est le fondement de la santé publique et sociale de la population. Secteur stratégique et vital pour l’économie et la vie des populations, il doit être extrait des logiques purement financières et capitalistes qui multiplient les désastres. Une politique agricole et agroalimentaire publique


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