Sécurité Sociale. La santé en grand danger

mercredi 25 octobre 2017

Lors d’une rencontre de militantes et militants de la Mutualité Sociale Agricole, Gaétan Mazin, secrétaire fédéral, a pu déclarer :

« Le budget de la Sécurité Sociale, et par ricochet celui de la MSA, est discuté cette semaine à l’Assemblée et le gouvernement a annoncé qu’il allait réduire son déficit de trois milliards d’euros. L’objectif visé par le gouvernement est d’éliminer le déficit par tous les moyens d’ici à 2020 sur l’ensemble des quatre branches du régime général, maladie, vieillesse, famille et accident du travail/ maladie professionnelle. Et comment le gouvernement va-t-il faire ? En prenant dans la poche des travailleurs, des retraités et des familles populaires, en réduisant ce à quoi ils ont droit quand ils sont accidentés, malades ou en retraite.

Augmentation de la CSG pour les salariés et retraités, augmentation du forfait hospitalier de 18 à 20 euros, déremboursement des médicaments et réduction des dépenses de l’assurance maladie, voilà le plan d’austérité annoncé par le gouvernement. A cela viennent s’ajouter les coupes budgétaires dans les hôpitaux alors que les urgences sont asphyxiées en permanence et que les déserts médicaux ne font qu’augmenter. Les milieux ruraux sont tout particulièrement concernés. La ministre de la Santé n’a aucune honte dans ses propos, prétextant qu’il y a des lits dans les hôpitaux « qui ne servent à rien » alors que dans tous les hôpitaux, les malades sont vite expédiés vers la sortie, à la limite de la convalescence, pour faire de la place par manque de lits. 1,6 milliard d’économies a indiqué Agnès Buzyn, en fixant comme objectif de favoriser « l’ambulatoire » en y voyant une « révolution douce ». C’est plutôt le démantèlement de l’ensemble de notre système de santé que vise le gouvernement à terme.

Le constat fait peur. Où iront se soigner les ressortissants des différents régimes de sécurité sociale et notamment ceux de la MSA ? Alors que l’on ne trouve plus de médecins de ville ni de spécialistes, tous surchargés et pour bien des situations, hors de prix. Les hôpitaux sont pour eux le dernier recours. Enfin, comble de l’ignominie, la ministre de la Santé veut faire la chasse aux malades comme la ministre du


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Suite à la décision prise lors de son 8ème Congrès à Vénissieux en Janvier 2006, La FNAF-CGT a placé au cœur de sa démarche revendicative pour l’amélioration des conditions de travail et la défense de la santé au travail des salariés dans ses secteurs professionnels

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