Les forçats du thé Lipton

mardi 13 août 2013
par  Fnaf cgt

Diffusé pour la première fois le mardi 6 août à 22h25, le reportage de la chaîne ARTE sur le « commerce équitable » et autre labels « Agriculture éthique » illustre parfaitement l’attitude scandaleuse des multinationales de la grande distribution et de l’agroalimentaire, UNILEVER en tête.

Unilever, sous couvert de favoriser une « Agriculture éthique », tente, avec une ONG auparavant spécialisée dans l’exploitation certifiée des forêts, Rainforest Alliance, aujourd’hui organisme de certification pour des STN de l’agroalimentaire détentrices de plusieurs milliers d’ha de terre dans les pays en développement, de faire avaler aux consommateurs que le groupe se préoccupe du développement durable. La réalité est tout autre.

Dans le véritable latifundiaire d’Unilever (14 000 ha, 12 500 salariés permanents et des milliers d’autres saisonniers et leur famille), l’exploitation y est à son comble. Véritable camp de travail entièrement clôturé, impossibilité de sortir, une prison à ciel ouvert où les travailleurs et travailleuses sont parqués dans des habitations vétustes, voire insalubres, gardés par des chefs de tribus, formés selon les doctrines d’UNILEVER, afin d’optimiser l’exploitation des salariés des plantations de thé LIPTON. Les 4 000 salariés saisonniers peuvent être débauchés du jour au lendemain se retrouvant sans logement, déracinés de leur village.

Les conditions de travail des forçats du thé LIPTON signifient le retour à l’esclavagisme, le salaire à la tâche a remplacé les coups de fouet. Les travailleurs(ses) y subissent pressions, intimidations, discriminations et viols. Ils sont payés 10 centimes d’euro le kilo de feuilles de thé ramassées, autant dire qu’il faut travailler comme un forçat pour tout juste espérer gagner de quoi nourrir sa famille.

Confirmant l’état d’esclave, ce salaire est entièrement consommé à l’intérieur du camp, UNILEVER obligeant les travailleurs(ses) à acheter ses produits de marque dans ses magasins. La boucle est bouclée.

UNILEVER, prétendument entreprise socialement responsable, récompensée par ses pairs capitalistes fin 2011 du prix FIR-Vigeo du Trophée Euro Stoxx 50 pour, osent-ils prétendre, avoir le mieux intégré la responsabilité sociale de l’entreprise dans sa gouvernance, inflige des conditions de vie et de travail dignes du colonialisme florissant à ces salariés-esclaves. Paul POLMAN, Pédégémonde d’UNILEVER, de cette transnationale « modèle », a été nommé par l’ONU dans une Commission pour le développement durable de la planète. Quel scandale ! A quand un procès organisé publiquement pour dénoncer une telle mascarade.


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