G20 / Business20 / labour20 / CSI. Internationale à la botte

jeudi 17 novembre 2011
par  Fnaf cgt

Dans une déclaration commune, syndicats et patronats ont interpellé le G20 lors de sa réunion à Cannes les 3 et 4 novembre dernier. Présentée par Laurence Parisot pour le Medef au nom du Business20 (B20) et Sharon Burrow, secrétaire générale de la Confédération Syndicale Internationale (CSI) pour le Labour20 (L20), cette déclaration a de quoi exacerber la colère des travailleurs et des peuples qui se battent à travers le monde contre l’exploitation, l’analphabétisme, la pauvreté, la faim, la misère, les guerres engendrés par le système capitaliste et ses dominations multiformes. D’autant que les dirigeants de la CSI et quelques syndicalistes français se sont prêtés sciemment aux démagogies de Sarkozy.

Morceau choisi qui fleure le cynisme et trahit l’asservissement de cette Internationale syndicale : Le B20 et le L20 demandent « avec insistance » aux gouvernements de faire des questions sociales « une priorité afin de réduire le chômage et éviter qu’une proportion croissante de la population ne perde confiance et espoir dans l’économie mondiale ». Quel soutien explicite au capitalisme et au grand capital, ceux-là mêmes qui créent le chômage pour augmenter leurs profits et faire pression sur les salaires, engendrant une paupérisation et une explosion du nombre de travailleurs pauvres, qui organisent la concurrence dans la sphère agroalimentaire entraînant des centaines de millions d’affamés. Que peut bien vouloir dire « l’accent doit être mis sur la constitution d’un environnement propice aux entreprises et à la création d’emplois » ? Si ce n’est, comme en France, continuer à détricoter les acquis sociaux de plusieurs décennies de conquêtes arrachées au patronat par les luttes telles que la protection sociale, le Smic ou les 35 heures. Le patronat n’a que la réduction « du coût du travail » à la bouche, qui serait trop élevé pour soutenir la compétitivité. Comment, sur ces bases, concevoir la possibilité d’intérêts communs entre les exploiteurs et les exploités ? Sinon en considérant que la meilleure position syndicale est d’être couché.


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