Budget 2012 du Ministère de l’agriculture. Services publics privatisés, protection sociale agricole bradée

mercredi 12 octobre 2011
par  Fnaf cgt

Le ministre de l’Agriculture a annoncé un budget 2012 en baisse de 2 % (en euros constants) par rapport à 2011. Il poursuit la logique engagée depuis plusieurs années d’un accompagnement social des crises agricoles récurrentes engendrées par la Politique Agricole Commune. Les moyens consacrés à l’intervention publique sur les marchés sont en baisse. Les services publics du ministère et de l’enseignement agricole sont en coupe réglée et tendent de plus en plus à être privatisés. Près de 1 000 emplois seraient supprimés, poursuivant le déclin des années passées. Ces orientations traduisent l’assujettissement du budget national agricole aux politiques capitalistes de mise en concurrence des agricultures et des salariés des pays membres de l’Union européenne et dans le monde.

Par ailleurs, le budget 2012 consacre la poursuite de la mise en cause des principes fondamentaux de notre protection sociale agricole par la prise en charge systématique par l’Etat, et donc la collectivité, de l’exonération des cotisations patronales des salariés saisonniers. Cette prise en charge s’élève à près de 500 millions d’€ pour 2012, la même opération a eu lieu l’année passée. Par cette décision, le gouvernement Sarkozy justifie et accepte le pillage des fruits du travail des travailleurs de la terre, agriculteurs et salariés, par les industriels de l’agroalimentaire et de la grande distribution qui refusent des prix rémunérateurs pour les produits agricoles afin d’augmenter toujours plus leurs profits. De plus, le ministre de l’Agriculture s’est engagé à exonérer les employeurs agricoles des cotisations sociales sur les salariés permanents. Il devra trouver 250 à 300 millions d’€. C’est sans doute à cela que devrait servir l’augmentation de la TVA sur les boissons sucrées. Cette décision participe d’une fiscalisation de la protection sociale et donc d’une remise en cause du système solidaire par répartition et de la contribution justifiée du patronat, à la base du financement de la Sécurité Sociale de notre pays. Au-delà, c’est un impôt injuste s’il en est puisqu’en frappant tous les consommateurs quel que soit leur niveau de revenu et de pouvoir d’achat, il touche de plein fouet la grande masse des plus pauvres.


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